Digues du Buëch : retour sur les débats

Des digues qui ne datent pas d’hier… mais qu’il faut rénover

Construites pour certaines il y a plus de 200 ans, les digues de la vallée du Buëch ont permis le développement de plusieurs villages, de terres propices à l’agriculture en fond de plaine et de voies de circulations que l’on emprunte encore actuellement. Ces digues protègent aujourd’hui les habitations contre le risque d’inondation et parfois des terres agricoles contre les érosions. Leur rôle est central dans l’aménagement du territoire.

Mais ces ouvrages sont aujourd’hui très dégradés : ces digues ont été peu entretenues ces dernières décennies. L’enfoncement du lit du Buëch et de ses affluents, dû notamment au reboisement des versants et aux extractions, fragilise le pied des digues, qui peuvent alors s’effondrer lors d’une crue, comme à la Faurie en novembre 2002. Parce qu’elle sont indispensables pour la vie de la vallée, le SMIGIBA, titulaire de la compétence de protection contre les inondations, a engagé une grande réflexion sur leur devenir (on en parle ici et ), réflexion qui devrait déboucher sur un ambitieux programme de travaux.


Des solutions techniques variées sont imaginées par un bureau d’études spécialisé en hydraulique et qui accompagne le SMIGIBA. En effet, des philosophies très distinctes peuvent être mises en œuvre sur ces ouvrages. Parfois il peut être possible de les conforter par des techniques de génie civil qui sont coûteuses et nécessitent beaucoup d’entretien mais qui permettent de conserver les usages actuels. Dans d’autres cas, il est plus pertinent d’élargir le lit et de reculer les ouvrages pour permettre au Buëch de s’écouler en limitant son impact sur les digues et les coûts qui seront associées aux travaux. Le but est toujours d’assurer la meilleure protection possible contre les crues, en évaluant les bénéfices et les contraintes de chaque solution. Cependant, ces différentes solutions ne sont pas sans impact sur le paysage et sur certains usages.

Une nouvelle vague de réunion de concertation


Aussi, afin d’associer la population (usagers, riverains…) le plus étroitement possible au choix des solutions à retenir secteur par secteur, le SMIGIBA a organisé une nouvelle phase de concertation publique sur les communes concernées par l’étude (La Roche des Arnauds, Veynes et Laragne), après une première série d’ateliers cet automne.


Sur la commune de Veynes, le SMIGIBA a participé à la journée citoyenne organisée par la municipalité le 17 juin sur la place de la mairie, afin de présenter à l’aide de panneaux les propositions d’aménagement et recueillir les avis. Les échanges ont été nourris, les discussions approfondis, signe de l’intérêt suscité par le Buëch, les digues et les projets d’aménagement portés par le SMIGIBA

Jocelyne et Rémy sont sur la place de la mairie et discutent avec des citoyens devant les panneaux décrivant les projets d'aménagement des digues de Veynes
Jocelyne et Rémy sont sur la place de la mairie et discutent avec des citoyens devant les panneaux décrivant les projets d’aménagement des digues de Veynes

À Laragne, c’est une réunion publique tenue le 23 juin à la salle des fêtes qui a permis de partager les différents projets.

Photo des participants à l'atelier de concertation de Laragne autour d'une table dans la salle des fêtes de Laragne
Photo des participants à l’atelier de concertation de Laragne autour d’une table dans la salle des fêtes de Laragne

À La Roche des Arnauds, une visite sur site, au bord du Buëch a été organisée le 24 juin, avant une discussion autour des cartes résumant les projets.

Jocelyne et Carolyne expliquent les projets d'aménagement des digues de la Roche des Arnauds aux citoyens présents autour de la table de travail aux abords du stade.
Jocelyne et Carolyne expliquent les projets d’aménagement des digues de la Roche des Arnauds aux citoyens présents autour de la table de travail aux abords du stade.


Toutes les contributions recueillies seront analysées et dans la mesure du possible intégrées aux projets. Vous pouvez bien sur prendre contact avec le SMIGIBA pour plus d’informations sur ces programmes.

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