Le projet d’aménagement du Buëch dans la traversée de la Faurie se poursuit. L’année 2024 aura vue une évolution notable du projet, avec la possibilité ouverte par le département de créer un nouveau pont sur le Buëch laissant passer la crue centennale. Ce 11 décembre 2024, le SMIGIBA venait présenter l’avancement du projet aux faurionnes et aux faurions.
Le SMIGIBA, syndicat de rivière de la vallée du Buëch, a tenu une réunion publique ce mercredi 11 décembre en fin de journée à la salle des fêtes de La Faurie pour exposer à la population l’avancement du projet d’aménagement du Buëch et de ses berges.
Cette réunion publique s’inscrit dans la concertation engagée dès le début du projet par le SMIGIBA. Plus tôt dans l’année, une balade commentée avait réuni techniciens et riverains sur les bords du Grand Buëch.
C’est une salle comble et attentive qui a suivi les explications du bureau d’études travaillant sur ce projet. M. Moreno, président du SMIGIBA, a rappelé la responsabilité qu’a le syndicat vis à vis de la protection des personnes contre les inondations et notamment l’obligation de mettre aux normes les digues de la Faurie, qui sont actuellement bien dégradées.

Le bureau d’études a présenté les différentes solutions proposées selon le secteur considéré : les secteurs avec des berges à faible pente pourront être entièrement revégétalisés, pour d’autres secteurs il sera nécessaire de prévoir également des enrochements, pour s’assurer de la stabilité des berges.
Le SMIGIBA a souligné l’ambition du projet, qui permettra de protéger la population faurionne contre la crue centennale (soit une crue qui a un risque sur cent d’advenir chaque année). Le SMIGIBA souligne également l’évolution du projet au cours de l’année écoulé, évolution rendue possible par l’engagement du département des Hautes Alpes à créer un nouveau pont, plus long, qui permettra le passage de la crue centennale. Le pont actuel ne permet le passage que de la crue cinquantennale.
L’Agence de l’Eau a également tenu à rappeler la plus-value du projet sur la dimension écologique et paysagère, plus-value qui justifie son soutien financier au SMIGIBA sur ce projet.
La réunion s’est poursuivie pour par une discussion avec la salle. Les questions des habitants ont porté pour l’essentiel sur les modalités de rachat des terrains nécessaires à la réalisation du projet. Le SMIGIBA assure que les acquisitions amiables seront favorisées. Elles seront menées en concertation avec la SAFER, de façon équitable pour tous les propriétaires.


Les personnes présentes étaient ensuite invitées à prendre connaissance des plans du projet, par petit groupe. Chacun a pu prendre connaissance du détail des interventions prévues et échanger avec Laurianne, cheffe de projet chez AMETEN, le cabinet recruté par le SMIGIBA et Antoine, ingénieur hydraulicien au SMIGIBA en charge du projet. Les échanges se sont poursuivis dans la soirée autour d’un apéritif.
L’année 2025 va être consacrée la finalisation du projet. Cela comprend la réalisation de l’avant projet détaillé d’aménagement pour le SMIGIBA et de réfection du pont pour le département. L’année sera également consacrée aux démarches d’achat des terrains évoquées précédemment et au dépôt des dossiers réglementaires nécessaires pour engager les travaux.
Il s’agira enfin pour le SMIGIBA de solliciter les subventions auprès de l’Etat et de l’Agence de l’eau mais aussi de contracter un prêt bancaire, afin de financer la réalisation du projet dans les meilleurs conditions. L’objectif est d’engager les travaux en 2026.



