Budget qui évolue, situation financière saine : coup de projecteur sur les finances du SMIGIBA

Oui, c’est vrai, ce n’est pas le sujet le plus amusant qui soit mais c’est le nerf de la guerre comme chacun sait ! Nous vous proposons un bilan de la situation financière du SMIGIBA : évolution du budget entre 2020 et 2026, dépenses, recettes, en toute transparence.
chargée de mission travaux Par Carolyne Vassas, directrice du SMIGIBA

Un budget multiplié par 2 en 6 ans

À l’échelle du mandat, entre 2020 et 2026, le budget prévisionnel du SMIGIBA a presque doublé, passant de 1.89 M€ à 3.57 M€. Le budget médian sur le mandat est de 2.04 M€.

graphique montrant l'évolution du budget du SMIGIBA entre 2020 et 2026

Des recettes faites de contributions et de subventions

Pour 2026, les prévisions affichent 1.52 M€ de dépenses de fonctionnement et 2.05 M€ en investissement.

Les recettes du SMIGIBA proviennent de subventions de différents organismes et des contributions des communautés de communes membres du syndicat (CCSB, CCBD, CCBDP et CCD).

En fonctionnement, les recettes 2026 proviennent principalement de l’Agence de l’Eau (33%) et de l’autofinancement assuré par les contributions des communautés de communes membres.

Pour l’investissement, les recettes prévisionnelles 2026 proviennent pour 34 % de l’Agence de l’eau, pour 21% de l’État, pour 7% de la Région SUD PACA, pour 20% d’emprunt. Les 18% de reste à charge pour le SMIGIBA proviennent donc des contributions des communautés de communes membres.

Des contributions en augmentation

Les contributions des communautés de communes membres sont appelées annuellement. Elles ont largement évolué au cours du mandat afin de suivre l’augmentation des dépenses consécutive à la prise de compétence GEMAPI et aux obligations réglementaires qui en découlent. En 2026, ces contributions sont 3,6 fois plus élevées qu’en 2020.

Le coût moyen par habitant du bassin versant de cette taxe GEMAPI est de 29.7 € en 2026, soit 4,4 fois plus qu’en 2020.

Des dépenses liées à la compétence GEMAPI

Sur le mandat écoulé, les dépenses de fonctionnement ont concerné les travaux d’entretien de la végétation des berges et du lit, les travaux d’élimination des espèces exotiques envahissantes, les charges générales (fonctionnement de la structure, charges de personnel et indemnités des élus, la communication et la sensibilisation auprès du grand public), les études découlant du contrat de rivière eau et climat du Buëch ou du PAPI, comme par exemple l’élaboration du plan de gestion stratégique des zones humides, le réseau de suivi des stations de mesures des hauteurs d’eau, des diagnostics de vulnérabilité du patrimoine bâti au risque inondation, l’étude de définition concertée des secteurs prioritaires au regard du risque inondation et les études d’aménagement sur les 9 premiers secteurs prioritaires, les suivis écologiques et l’observatoire de suivi morphologique et écologique.

Les techniciens du SMIGIBA ont également apporté à de nombreuses reprise des assistances techniques aux communes de la vallée en matière d’entretien du lit et des berges des cours d’eau ou de protection contre les inondations des biens communaux.

Les actions réalisées et inscrites en investissement découlent des obligations réglementaires (comme les études de danger pour les digues faisant l’objet d’arrêtés préfectoraux) ou des études de maîtrise d’œuvre pour l’aménagement sur les secteurs prioritaires (par exemple le projet d’aménagement du Buëch à la Faurie par élargissement du cours d’eau, réfection ou recul de digue) ainsi que la première phase de travaux sur cette commune.

Un bilan sain et équilibré

Le bilan du mandat montre une situation financière équilibrée et saine qui s’est appuyée sur des prévisions pluriannuelles financières et des décisions politiques basées sur une priorisation des actions et une planification des dépenses adaptée aux capacités financières du territoire.

Des travaux d’ampleur sont prévus dans les prochaines années à l’échelle du bassin versant du Buëch, de la Faurie à la Roche des Arnauds sans oublier Laragne. Afin d’échelonner les dépenses, des emprunts seront souscrits pour le financement de ces travaux.

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